Le paysage médiatique national est bouleversé depuis hier vendredi par la lettre ouverte adressée par l’ex-patron de la Direction de renseignement et de la sécurité (DRS), le général Toufik au Président de la République, Abdelaziz Boutelfika. Dans cette lettre où il a défendu l’intégrité morale du général Hassan, l’ancien patron du DRS jette le discrédit sur la justice militaire et, par ricochet, sur l’ensemble de la hiérarchie militaire. Un épisode sans précédent.    

La lettre ouverte du général Toufik a suscité beaucoup de remous au sein de l’opinion publique qui a laissé transparaître à travers les réseaux sociaux une certaine colère vis-à-vis de cette lutte qui n’en fini pas “entre les différents clans se disputant le pouvoir”. Le général Toufik a veillé, dans son intervention médiatique inattendue, à prendre le peuple à témoin pour dénoncer le verdict de la justice militaire. Le général Toufik a certifié que son compagnon de lutte, le général Hassan, n’a jamais failli à sa mission. Il a assuré que cet officier, un haut gradé du DRS, s’est toujours soumis aux consignes militaires après avoir rendu compte à sa hiérarchie.

Cette mise au point de l’ex-patron du DRS dévoile des irrégularités dans le traitement de ce dossier par la justice militaire. Si le général Toufik assure qu’il avait été informé des activités du général Hassan, il est anormal que l’Etat-Major de l’armée  n’en soit pas informé à son tour. Dans ce cas de figure, la justice militaire se retrouve contrainte de convoquer le général Toufik pour l’interroger sur son rôle dans les “dérives” reprochées au général Hassan. A la suite de cette sortie médiatique, le général Toufik risque bel et bien de faire l’objet d’un procès pour manquement aux consignes militaires. Pour obtenir la relaxe de son ancien compagnon de lutte, le général Toufik n’a pas hésité à défier la hiérarchie militaire dont il maîtrise parfaitement les codes.  Mais sortira-t-il vainqueur de ce bras-de-fer ? Seul l’avenir nous le dira…

Avec Massinissa M.