Les universités du pays risquent d’être paralysées. Le Conseil national des enseignants du Supérieur (CNES) a en effet menacé d’entamer une grève à partir du 12 décembre prochain si les revendications des enseignants ne sont pas satisfaites.

En plus des problèmes sociaux dans lesquels se débattent les fonctionnaires, le CNES s’insurge contre «le manque de respect» des autorités. Jeudi dernier, en effet, une réunion du Conseil national de cette organisation syndicale a été empêchée par les autorités. Un affront qui s’ajoute aux conditions sociales des professeurs de l’enseignement supérieur.

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Dans un premier temps, le CNES prévoit une période de trois jours de grève. Mais le syndicat, qui s’est mis en hibernation depuis plusieurs années, prévoit de prolonger le mouvement dès la rentrée des vacances, prévue pour le début du mois de janvier prochain.

Abdelmalek Rahmani, secrétaire général du CNES, s’est récemment insurgé contre le refus des autorités de répondre aux doléances de son organisation syndicale.

Cette annonce de grève marque un tournant dans les relations entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le syndicat des enseignants. Jusque-là, les tiraillements entre factions du syndicat et les questions pédagogiques ont fini par avoir raison des revendications.

La trêve est donc rompue. Quelles en seront les conséquences ?

Essaïd Wakli