Le fameux projet de loi portant sur les mesures de protection de la femme contre toutes formes de violence, a été soumis au Conseil de la Nation et sera débattu lors de la présente session d’automne, selon les déclarations de la ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem.

Pour la ministre, ce projet constitue un « nouveau jalon » pour protéger la femme de toutes les formes de violence et maintenir la cohésion au sein de la famille.

Parmi les mesures phares de ce projet de loi, la pénalisation de l’acte de violence commis contre la femme et cela par la mise en place de plusieurs articles garantissant la protection de la femme contre toutes formes de violence, d’agression, de violence verbale ou physique ou de mauvais traitement. A cet effet, « un plan d’action » à été élaboré en collaboration avec les secteurs concernés par la protection de la femme pour faire face au problème de carence en matière de statistiques représentatives de ces actes de violences commis contre la femme dans notre pays.

Pendant que les institutions de l’Etat se heurtent aux mœurs archaïques du système social traditionnel, traduisant un traitement presque hostile à ce dossier par les défendeurs du système patriarcal, la femme algérienne continue d’être violentée partout ou elle se trouve. Plusieurs faits tirés de l’actualité peuvent attester des mauvais traitements que subissent les femmes algériennes. Celui de Chouchou, une conductrice de taxi, qui a été agressé violemment cette semaine, par un homme qui l’a rouée de coups de poing pour apaiser sa douleur après le décès d’une personne proche en est un exemple concret de la condition de la femme en Algérie.

Les exemples n’en finissent pas. Pour illustrer ces propos, on peut également évoquer l’exemple de Razika Chérif, sauvagement assassinée par un automobiliste pour le simple fait d’avoir refusé ses avances, ou encore celui de  la jeune adolescente de 16 ans qui a été sauvée in extremis par les services de sécurité de la ville de Tlemcen d’un viol collectif.

Massinissa Mansour

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