Réagissant aux critiques essuyées suite au limogeage de PDG d’Algérie Télécom, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Feraoun, a tenté de justifier cette décision.

Elle a en effet évoqué lors de son passage sur les ondes de la Chaîne 1, avançant la nécessité d’opérer des changements au sein des entreprises publiques pour imposer un certain dynamisme permettant de s’aligner avec ce qui se fait de mieux dans leurs domaines de compétences.

Concernant le limogeage du PDG de Mobilis, Saad Dama, la ministre ne remet pas en cause le principe de signature d’un contrat avec l’opérateur français Orange, mais pointe du doigt un certain unilatéralisme dans la prise de décision de la part de l’ex-PDg de Mobilis, auquel elle reproche de s’être écarté de la stratégie mise en place par la compagnie nationale et d’agir sans l’aval de sa tutelle.

Des observateurs évoquent un conflit avec la maison mère, Algérie Télécom, qui dénonce une concurrence par sa filiale Mobilis,  d’autres disent que le contrat signé par l’ex-PDG de Mobilis avec Orange lui permettant d’acquérir 20% de son capital est au centre de cette polémique.

Notons que la ministre a fait l’objet de vives critiques concernant ce limogeage. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir pris une décision autoritaire sans concertation avec le conseil d’administration de cette entreprise public.

Ainsi la ministre a, selon ses adversaires, sapé les prérogatives de ce conseil d’administration, commettant du coup un acte d’interventionnisme contre-productif.

Massinissa Mansour