Les prix de nombreux produits alimentaires de première nécessité ont baissé cette année dans les marchés mondiaux. Dans une note d’analyse, le ministère du Commerce relève que «les prix à l’importation des produits alimentaires et agro-industriels ont, pour la grande majorité, baissé durant les neuf premiers mois de l’année 2015 par rapport à la même période de 2014».

Cependant, force est de constater que ces baisses ne se répercutent guère sur le marché local. Le maintien des prix un niveau élevé pour certains produits demeure même inexpliqué. Le ministère du Commerce note ainsi que les baisses sont de 43% pour la poudre de lait, 18% pour les viandes, 2 à 20% pour différentes huiles, 15% pour le sucre et sucrerie, et 7% environ pour les céréales, semoules et farines. Ces derniers produits sont subventionnés en Algérie. Il n’y a, donc, pas lieu de parler de changement de prix. Mais les autres produits non-subventionnés sont toujours proposés aux algériens à des prix très élevés en dépit de ses baisses constatés sur les marchés mondiaux. Ainsi, le prix moyen du sucre roux a été de 366 dollars la tonne, contre 427 en 2014, alors que le sucre blanc a été acheté à 510 dollars contre 614 en 2014.

Il est à relever, d’ailleurs, que la tonne de ce produit a été vendue aujourd’hui dans la bourse de Londres à 400 dollars pour livraison du mois de mars. Ce qui veut dire que les prix continuent à baisser. A signaler aussi que les prix à l’importation du ciment ont baissé de 20% durant les neufs premiers mois de l’année en cours. En somme, quand les prix augmentent sur le marché international, ceux du marché local suivent automatiquement.  Mais quand il y a une baisse, les importateurs algériens, étatiques ou privés, ne les répercutent pas sur notre marché local. Dans ce contexte, les prix des produits alimentaires et autres demeurent en continuelles hausses, quelque soit leur cotation sur le marché international. Notons enfin que plusieurs importateurs et fabricants algériens imputent cette continuelle hausse des prix à la chute de la valeur du dinar algérien qui les empêche d’appliquer les baisses des cours mondiaux puisque les coûts de leurs importateurs ont encore augmenté à cause de la dévaluation de notre monnaie nationale.

Elyas Nour

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