Droits de l’Homme en Algérie/  Les libertés démocratiques malmenées

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La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) dresse un constat sans appel de la situation des droits de l’Homme en Algérie. Elle pointe du doigt les multiples atteintes aux libertés démocratiques et aux droits sociaux.

A l’occasion de la célébration du 67ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, le conseil national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) s’est réuni, vendredi à Alger, pour débattre de la condition des droits de l’homme en Algérie.

Dans ses conclusions la ligue «constate avec regret la persistance du blocage endémique et délibéré de la vie sociale, politique et institutionnelle en Algérie, un blocage qui conduit inévitablement à la dégradation de la situation des droits de l’Homme dans notre pays». «Sur le plan des libertés, notamment les libertés collectives et individuelles (libertés d’association, d’organisation, de manifestation, de réunions publiques, et d’expression), le conseil national relève une régression alarmante provoquée par des lois liberticides et des pratiques contraires aux dispositions de la constitution et des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme pourtant ratifiées par l’Algérie», peut-on lire dans le communiqué publié par la ligue.

Pour ce qui est des droits sociaux et économiques, la LADDH indique que «la chance du développement tant attendu par le citoyen s’évapore laissant place au malaise et à l’inquiétude. La loi de finances 2016 et ses dispositions antisociales remettent en cause les acquis sociaux et mettent en péril la cohésion nationale. Une telle loi constitue un obstacle certain à l’exercice des droits socio-économiques des Algériens et Algériennes».

La LADDH affirme, par ailleurs, que «devant cette situation, les défenseurs des droits de l’Homme et les syndicalistes demeurent la première cible de l’intimidation et de la répression. Le conseil national leur rend hommage en cette date importante pour le mouvement des droits de l’homme et se félicite de l’adoption de la loi sur les violences faites aux femmes au-delà de ses insuffisances».

Massinissa Mansour