La chef de file du Front national, parti d’extrême droite française, Marine Le Pen, a longuement évoqué, durant plusieurs passages sur les plateaux de télévision, samedi,  la question de la repentance et de la reconnaissance des massacres commis par la France durant la guerre de libération nationale.

Marine Le Pen a déclaré qu’il était «hors de question que la France se repente car elle a essuyé, elle aussi, durant cette guerre, des pertes considérables et a été victime d’innombrables d’exactions commises par le FLN». La numéro un du FN a également affirmé que cette opération de marchandage opéré par le pouvoir algérien est due à la faiblesse du président Hollande qui, avec la reconnaissance des actes de répressions durant les massacres d’octobre 1961, a ouvert une brèche qui est actuellement surexploitée par le pouvoir algérien. Selon elle, «Hollande a mis un genou à terre… et Bouteflika n’hésitera pas à lui demander de se mettre à plat ventre».

Persistant dans sa logique de refus de la repentance, elle a souligné que «le FLN a commis des crimes sur le territoire français, le FLN a orchestré des assassinats contre des gendarmes français, des civils et des harkis qui ont choisi la France».

Répondant à la question d’une éventuelle réconciliation entre la France et l’Algérie, elle a indiqué que le discours entretenu par le président Bouteflika était «insultant» pour la France, expliquant cela par le fait que l’Algérie aspire au-delà de la reconnaissance des dérives coloniales à obtenir des indemnisations substantielles concernant les massacres commis par la France.

Coutumière des méthodes de provocation, elle a interrogé le pouvoir algérien lui demandant ce qu’il a fait de cette indépendance durement acquise ? Et comment se fait-il que des millions d’Algériens fuient leur pays pour se rendre en France ? Répondant à ses propres interrogations il a affirmé que ces gens ont fui la dictature le chômage et la misère.

Massinissa Mansour

Notez cet article