Le rapport du MasterCard African Cities Growth Index/ACGI, publié le 02 décembre dernier, vient, lui aussi, souligner l’incapacité des autorités algériennes  à garantir un cadre favorable à un développement économique à la hauteur du potentiel du pays.     

La troisième édition de cet index a offert, comme de coutume, un classement des villes africaines ayant le plus fort potentiel en matière de croissance inclusive à l’échelle du continent. Ainsi, 74 villes sont classées en trois catégories, selon des critères relatifs au nombre d’habitants: grandes (plus d’un million d’habitants), moyennes (entre 500 000 et un million) et petites (moins de 500 000).

Les classements de croissance inclusive se divisent en quatre tranches: haute (plus de 50 points), moyenne-haute (40-49,99), moyenne-basse (30 à 39,99) et basse (0 à 29,99). Les résultats de ce rapports ont pris en considération le calcule du PIB par habitant,  la santé, l’éducation, la bancarisation des citoyens, l’accès à l’électricité et à l’eau pour la population urbaine, la participation des investissements directs étrangers (IDE)  dans le PIB et la croissance des dépenses des ménages.

Plusieurs autres variables sont également intégrées dans cette analyse telle, la qualité de la gouvernance, la stabilité politique, le contrôle de la corruption, la croissance démographique, l’absence de violence ainsi que le rôle joué par la classe moyenne. Selon ces critères, la capitale mozambicaine arrive en tête du classement des grandes villes africaines grâce à son potentiel en matière de croissance inclusive, répercuté par un taux important des IDE dans le PIB, un bon climat des affaires et à une certaine efficacité institutionnelle.

Dans la même catégorie on retrouve les viles de : Casablanca, classée à la deuxième position grâce notamment à la relative stabilité dont jouit le Maroc. Lagos arrive au 3è rang grâce à la forte croissance de sa classe moyenne, suivie successivement par : Abidjan, Dar es-Salaam, Abuja, Accra, Lusaka, Nairobi, Kumasi, Port Harcourt, Rabat, Fès, le Caire, Kinshasa, Alger Brazzaville, Kigali, Yamoussoukro, Ibadan, Addis Abeba, Pretoria, Lubumbashi, Dakar, Tripoli, Kano, Kampala, Johannesburg, Kaduna, Douala, Alexandrie, Mombasa, Durban, Yaoundé, Freetown, Khartoum, Bamako, Lomé, Cape Town, Ouagadougou, Cotonou, N’Djamena, Luanda, Niamey, Port Elizabeth, Huambo, Antananarivo, Harare et Conakry.

La ville d’Alger a été classée à la 16ème place, précédée à l’échelle maghrébine par plusieurs villes marocaines à l’instar de  Casablanca, Rabat et Fès.

Ce classement traduit une certaine inefficacité de la politique économique algérienne et le manque d’attractivité de la capitale concernant les investisseurs étrangers. L’Algérie enregistre également un retard considérable en matière de bancarisation, un retard synonyme d’un total manque de confiance vis-à-vis des institutions financières et des banques.

Massinissa Mansour