Les prix du logement sont en baisse en Algérie. C’est ce qu’a révélé, aujourd’hui, dans une déclaration à l’APS, le président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), Abdelhakim Aouidat. Selon lui, les prix proposés par les promoteurs, mais aussi par les particuliers, ont connu, depuis le début de l’année, une baisse de 10%.

Cette tendance est appelée à s’accentuer durant les mois à venir, ajoute-t-il, et sera de l’ordre de 30 à 40 %. Pour M. Aouidat, cette baisse n’est nullement «anormale». C’est un «ajustement naturel» puisque les prix pratiqués habituellement sont extrêmement élevés et ne reflètent pas la réalité du coût d’un logement. C’est beaucoup plus le résultat de la spéculation.

D’ailleurs, c’est en partie ces fortes hausses qui ont provoqués ce «ralentissement» du marché. Mais la cause principale reste liée aux différents programmes de logements lancés par les autorités, surtout ceux des formules AADL et LPP. Les prix de ces deux formules, même celui du LPP, reste très loin de ceux pratiqués par les promoteurs immobiliers et les particuliers. «Les différents programmes de logements lancés par le gouvernement et le fait que beaucoup de demandeurs se soient rabattus sur la location sont des facteurs favorisant la baisse des prix de cession», a déclaré Aouidat.

Deux autres facteurs pourraient y être également liés. D’un côté, il y a la mesure prise par le gouvernement de récupérer l’argent de l’informel. Les barons du secteur avaient, en effet, pour habitude d’investir dans l’immobilier, alors que désormais ils peuvent bancariser leurs fonds sans risque d’être inquiété. D’un autre coté, il y a l’obligation d’établir un chèque dès que la somme de la transaction dépasse les 500 millions de centimes (5 millions de dinars).

Elyas Nour