Il n’y a pas que la fuite des capitaux qui fait perdre de l’argent à l’Algérie. L’absence d’une flotte algérienne de transport maritime de marchandises lui fait perdre également au moins quatre milliards de dollars par an. Et l’information n’a pas été donnée par un opposant mais par le ministre des Transports, Boudjemaâ Talaï.

Lors d’un passage sur les ondes de la radio nationale, le ministre a indiqué que le fait que le pays ne dispose pas d’une flotte maritime (seuls six bateaux contre plus de 70 il y a 20 ans) fait perdre énormément d’argent au pays. A la journaliste qui lui fait remarquer que l’Algérie perd plus de quatre milliards de dollars, le ministre a répliqué : «C’est beaucoup plus que ça». Puis, il indiquera que son département va donner les moyens à la Compagnie nationale de navigation navale (CNAN) de se doter de nouveaux navires. «Si on arrive à transporter nous-mêmes 1/3 de nos marchandises, nous économiserons près de 1,5 milliards de dollars par an», a-t-il indiqué.

A rappeler que dans les années 1980, la CNAN disposait, à elle seule, de plus de 70 bateaux. Une flotte qui a totalement disparu. Une partie de ces navires a été «réformée» et «détruite». Le sort du reste n’est pas connu. Des informations concordantes indiquent qu’au moins 25 navires sont retenus un peu partout dans le monde pour essentiellement des défauts de paiement.

En plus du transport maritime, le ferroviaire coûte également beaucoup d’argent à l’Etat. Le ministre des Transports a indiqué que l’Etat verse, annuellement, l’équivalent de sept milliards de dinars à la Société nationale des Transports ferroviaires (SNTF). La somme représente la subvention de l’Etat à cet établissement qui n’arrive pas à s’autofinancer.

Essaïd Wakli

Transport maritime/ L’Algérie perd plus de quatre milliards de dollars
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