Si les prix du baril de pétrole ne progressent pas significativement dans les mois à venir, l’Algérie rencontrera de très grandes difficultés pour maintenir ses équilibres économiques.

En effet, dans la matinée d’aujourd’hui, le baril de Brent était de 37,88 dollars, pour la livraison de janvier,   alors que le baril de Light sweet crude (WTI) s’élevait à 36,33 dollars. Ce dernier est même descendu sous la barre des 35 dollars à New York, soit en dessous du prix référence (37 dollars) de la loi de finances 2016.

Ainsi, le budget de l’Etat algérien pour l’année prochaine sera officiellement déficitaire avant même l’entame de 2016. Si les prix du baril se maintiennent à moins de 37 dollars, les dépenses programmées dans la LDF 2016 ne pourront être couvertes par les recettes. Et tout indique que ce sera le cas, les institutions spécialisées et les experts indépendants prédisant la poursuite de cette tendance baissière durant l’année prochaine et les suivantes.

Dans cet ordre d’idée, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit la poursuite du déséquilibre sur les marchés, étant donné que l’offre sera encore «plus excédentaire en 2016».

Rappelons que c’est suite à la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui s’est tenu il y a quelques jours, que la baisse s’est accentuée. L’OPEP, sous l’impulsion de pays comme l’Algérie, le Venezuela et l’Iran, n’était pas parvenu à baisser les quotas de production, rencontrant une forte opposition de l’Arabie Saoudite notamment.

Elyas Nour