Luttes au sommet du pouvoir, révision de la constitution et climat politique dans le pays. Le RCD a dressé, comme à son habitude, un tableau noir de la situation qui prévaut dans le pays.

Ainsi, dans un communiqué qui a sanctionné les travaux de son Conseil national, le parti de Mohcine Belabbas estime que «la crise de légitimité du pouvoir en place, symbolisée par des luttes ouvertes au sein des institutions, déteint sur toute la vie publique et plombe le fonctionnement habituel de l’ensemble des organes de l’Etat». «Le discrédit du système qui a régenté la vie des citoyens pendant des décennies est sans appel. Il confirme que les chapelles du régime se sont érigées loin de la défense de l’intérêt général», ajoute encore le parti.

Au sujet des affaires de Général Hassan et de Benhadid, le RCD estime que «l’interpellation publique et sélective de la justice par des notables du système suggère en filigrane que jusque-là l’appareil judiciaire fonctionnait selon les normes édictées par le droit».

Enfin, ajoute le communiqué du RCD, «les préparatifs pour une énième constitution ne peuvent passer sous silence que toute constitution pérenne doit émaner, non pas de consultations restreintes et obéissant à des calculs de pouvoir, mais d’un consensus issu d’un large débat public qui traduit l’aspiration de la majorité du peuple algérien à édifier un Etat moderne, démocratique et social».

Dans de précédentes sorties médiatiques, le RCD a fustigé le groupe des 19 qui réclame une audience au chef de l’Etat. Il s’est également attaqué au Général Toufik qui est «responsable» du «système» actuel.

Essaïd Wakli