Sur 1 000 élèves inscrits à la première année primaire, 41 seulement obtiennent leur Baccalauréat, une véritable catastrophe sociétale.   

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a évoqué avec minutie, lors de son passage aujourd’hui sur les ondes de la radio nationale, ce fléau qui met en péril le capital humain promis aux commandes du pays.

Mme Benghabrit s’est exprimée en se basant sur une enquête réalisée, en 2013, par son secteur, et qui démontre, chiffres à l’appui, que sur 1.000 élèves de la même promotion au primaire, « 657 élèves arrivent en cinquième année primaire, 550 en première année d’enseignement moyen, 397 en quatrième année d’enseignement moyen, 150 en première année secondaire et 41 élèves, seulement, décrochent leur Baccalauréat sans redoublement ».

Les conclusions de l’étude faite par les responsables du secteur de l’Éducation nationale est sans appel. 96% de la population scolarisée est en échec, 04% seulement réussissent leur Baccalauréat, précisant que « cela pose et de manière essentielle, le problème de l’efficacité du système d’évaluation ».

Ainsi les 950 élèves restants (sur les 1 000) font l’objet de « redoublement, d’abandon ou d’échec scolaire », a-t-elle expliqué, une situation qui, selon les dires de la ministre  inquiète pour les pouvoirs publics .

La première responsable du secteur se concentre, ces derniers temps, sur les mécanismes de notation pour dire que ces derniers sont probablement la cause de la décadence du système éducatif algérien.

Les propos de la ministre nous montrent aujourd’hui que les écoliers algériens, nos petits frères et sœurs, vos enfants et ceux des autres risquent de connaître l’échec scolaire et de finir en marge de la société. Dans ce sens on voudrait savoir ce qui a fait le succès des 04% pour tenter de garantir les mêmes conditions de réussites pour tous nos écoliers.

Massinissa Mansour 

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