La Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE) verra son lancement, aujourd’hui lundi 21 décembre, à Tunis. Après une attente qui aura duré presque  un quart de siècle, cette institution financière voit enfin le jour.   

Cette banque tant attendue vient à un moment opportun pour l’Algérie qui espère bénéficier des services de cette banque à caractère régional, chargée notamment du financement des grands projets d’investissement, de la promotion des échanges commerciaux inter-maghrébins et du soutien à la politique de circulation des biens et capitaux entre les pays de la région.

Au-delà des bénéfices potentiels qui peuvent être tirés sur le plan national, cette institution bancaire se chargera également de faciliter les moyens de financement du commerce extérieur et de favoriser l’harmonisation des législations bancaires et financières intra-maghrébines.

Le capital social de cette banque régionale est estimé à 500 millions de dollars US pour un marché qui compte actuellement 90 millions de consommateurs. Cette structure tentera à l’avenir de densifier les échanges commerciaux qui ne représentent actuellement que 3% de la masse des échanges globaux pour parvenir à garantir à terme, deux à trois points de croissance aux pays de la région.

Ce futur temple de la finance maghrébine, se verra ériger un siège à Tunis. La présidence du conseil d’administration sera assurée par un représentant algérien et la direction générale par un Tunisien, pour un seul mandat de trois ans pour le premier et de quatre ans pour le second.

 La BMICE a été créée par un accord-cadre signé en 1991 à Ras Lanouf, en Libye, lorsque l’Algérie entamait sa décente aux enfers. Aujourd’hui la mise en place réelle de cette institution intervient également dans des conditions difficiles augurant de jours très sombres pour l’économie algérienne.

Massinissa Mansour

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