Pour la militante politique et ancienne juge, Zoubida Assoul, l’Etat Algérien ne peut pas avoir adopté la politique d’austérité en raison de la conjoncture économique difficile que traverse le pays. Zoubida Assoul, qui a été élue en 2006 présidente du Réseau des femmes juristes arabes, une ONG basée en Jordanie, a dénoncé le gaspillage de l’argent public par de hauts responsables algériens dont les ministres.

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«De quelles mesures d’austérité peut-on parler en Algérie quand les ministres continuent à dépenser plusieurs milliers de centimes pour leur déjeuner et avoir près de six véhicules à leur disposition ? », s’est interrogé la militante politique et l’avocate Zoubida Assoul, lors de l’émission Houna El Djazaer d’Echourouk New. Interrogée par le journaliste Kada Benamar sur les récentes déclarations du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à propos de l’impossibilité de privatiser Sonatrach et le fait que le pouvoir maîtrise parfaitement la situation, l’avocate et présidente du parti politique, l’Union pour le changement et le progrès, a demandé si la manière qu’adopte le gouvernement dans la gestion de l’argent public est la preuve que le principe d’austérité est en vigueur.

Évoquant le dernier rapport établi par le Conseil national de comptabilité (CNC) qui relève de l’Etat, elle a souligné que ce dernier a conclu à l’existence d’une incohérence entre les sommes dépensées et les sommes comptabilisées dans dix institutions de l’Etat, dont le Parlement avec ses deux chambres.

Mme Assoul va plus loin en accusant certains ministres de dilapidation de l’argent public. «Comment voulez-vous qu’on soit en période d’austérité quand un ministre utilise six voitures et dépense près de 10 000 DA pour déjeuner ?», s’est-elle interrigée en assurant que seul le pauvre citoyen est lésé par cette situation, car, lui, est obligé de diminuer ses dépenses pour pouvoir «boucler ses fins de mois difficiles ».

Que l’Etat commence en premier à faire des économies et à limiter ses dépenses faramineuses », voici le message que transmet la militante politique à la classe dirigeante du pays.

Nourhane S. 

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