Mawlid Ennabaoui/ Le culte de la violence triomphe de la crise

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Dans un récent article, nous avons abordé les différents dangers qui incombent à l’utilisation non réglementée des produits pyrotechniques qui causent, chaque année, des dégâts considérables durant cette journée du  Mawlid Ennabaoui. Cette date représente, pourtant, une occasion pour les familles algériennes de se réunir afin de célébrer cette fête religieuse dans le calme et la sérénité.      

Bis repetita, nous assistons, cette année encore, à un foisonnement d’étals informels, des « twabels » qui refourguent, en toute impunité, une marchandise normalement prohibée, à savoir des produits pyrotechniques. Cet état de fait met en exergue toute l’impuissance des autorités face à ce cartel, cette mafia qui inonde le marché de ces produits dangereux.

Ce qui est le plus étonnant dans cette affaire, c’est que les ménages algériens, dans une démarche totalement irrationnelle, continuent à dépenser des sommes considérables dans l’achat de ces produits malgré la crise économique qui pointe son nez. Les Algériens dépensent des sommes folles pour acheter des pétards et autres feux d’artifice dont les prix oscillent entre 50 DA et 2800 DA l’unité.

Hormis l’aspect financier, cette tradition festive, totalement dénaturée, consacre de plus-en-plus la mainmise de la culture de la violence. Les enfants se livrent des batailles épiques avec des pétards qui ressemblent à des instruments de guerre. Les « Doubles bombes », « Daech » ou encore les pétards sous forme de munitions sont les produits les plus écoulés, traduisant ainsi le culte de la violence enraciné dans la société algérienne.

Massi M.