Malgré un discours qui se veut en harmonie avec celui des autorités algériennes, la France serait sur le point de mettre en place un projet d’intervention militaire terrestre en Libye.

Et contrairement à ce que les autorités françaises laissent croire, l’éventualité d’une attaque armée  contre l’organisation de l’Etat islamique, qui s’installe dans la durée dans l’ouest libyen, pourrait intervenir dans les toutes prochaines semaines. Une attaque contre « Daech en Libye pourra intervenir d’ici au printemps et peut-être avant », révèle ainsi le journal français Le Figaro qui cite des sources militaires « proches » du ministre français de la Défense, Yves le Drian.

Pour pouvoir réaliser une telle opération, la France a cependant besoin de l’aide de notre pays. Et c’est ce que les autorités de ce pays viennent de demander à l’Algérie, annonce la même source. Mais le journal ne dit pas comment l’Algérie pourrait aider la France. Par l’ouverture de son espace aérien à des troupes  aéroportées ? Par la mise à la disposition des militaires français d’une base logistique à la frontière ? Aucune précision n’a filtré. Mais au regard des traditions militaires algériennes, il est déjà difficile d’imaginer des commandos français partir à l’assaut de Daech à partir du territoire algérien.

La France dispose, déjà, d’une solution de rechange : les militaires français pourront facilement venir à bord du porte-avion Charles-De-Gaulle, appareillé en Méditerranée. Ils pourront également utiliser une base située en Tunisie ou encore, plus loin au Sud, au Niger. Ce qui laisse supposer que la première des aides que pourra rapporter l’Algérie est le renseignement. Un domaine dans lequel les deux pays coopèrent déjà depuis belle lurette.

Les responsables français expliquent cette volonté d’intervenir militairement -et au sol- par la progression rapide des terroristes de l’organisation de l’Etat islamique qui occupent déjà des villes entières, à l’image de Syrte, le fief de l’ancien dictateur, Mouammar El Gueddafi. Ces djihadistes occupent également de vastes territoires dans le grand désert libyen.

Essaïd Wakli