Le déficit en pluviométrie commence à inquiéter sérieusement les autorités. Selon le quotidien arabophone «El khabar», un conseil interministériel devrait se tenir le 10 janvier prochain pour examiner la situation.

Regroupant les ministères de l’Intérieur, des Ressources en eau, du Transport et de l’Agriculture, il est fort à parier que le gouvernement décrète l’état de sécheresse, si jamais la situation ne venait pas à évolue pas positivement. Et il est fort à parier que ce sera le cas, puisque l’Office nationale de la météorologie (ONM) ne prévoit pas de chutes de pluie dans les tous prochains jours.

La semaine prochaine sera ainsi toute aussi «sèche» que les précédentes. Si l’alimentation en eau potable ne pose pas de problème pour l’instant au vu du taux de remplissage acceptable des barrages, le secteur de l’agriculture, quant à lui, commence à ressentir les effets du déficit en pluviométrie.

Selon Mohamed Aloui, de l’Union nationale des agriculteurs algériens (UNPA), le problème se pose avec acuité au centre du pays. D’après lui, la situation est encore pire à l’Ouest. Les prix des produits agricoles pourraient, par conséquent, connaitre de fortes hausses dans les semaines à venir, si jamais les pluies continuent à se faire désirer.

Concernant les barrages, le directeur général de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barraki, a indiqué que «les 72 barrages en exploitation ont affiché samedi 26 décembre un taux de remplissage de 66,93% avec un volume de stockage de 4,7 milliards de m3», presque les mêmes taux de l’année dernière à la même période, précise-t-il encore.

Toutefois, ce sont les prévisions météo pour les prochaines semaines qui font planer le plus d’incertitude. Si les choses restent en l’état, les autorités auront à gérer une grave crise. Certains évoquent déjà la possibilité d’un retour à la politique du «rationnement» de l’eau.

Elyas Nour