Le décès du dernier des neufs artisans de la révolution algérienne, M. Hocine Aït Ahmed, a suscité la réaction de plusieurs personnalités politiques internationales qui ont tenu à rendre un vibrant hommage et exprimer leurs condoléances à la famille du défunt.

Le roi de du Maroc, Mohamed VI, était le premier à réagir. Pour lui, « le décès de Hocine Aït Ahmed constitue aussi, une perte pour le Maroc, auquel il est lié par des liens familiaux solides et des relations fortes de fraternité, d’estime et de solidarité, puisés dans sa profonde croyance en le destin commun des peuples algérien et marocain frères ».

Il poursuit en affirmant que « le décès du grand militant et nationaliste feu Ait Ahmed est une perte, non seulement pour son honorable famille, mais également pour l’Algérie sœur qui vient de perdre un de ses leaders historiques ayant mené le combat de libération et milité tout au long de leur vie en faveur de la liberté et de la démocratie ».

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a pour sa part envoyé un message de condolèances à l’attention du président de la République Abdelaziz Bouteflika, dans lequel il affirme qu’il a « appris avec une grande affliction le décès du grand moudjahid, Hocine Aït Ahmed, l’un des symboles de la lutte algérienne pour l’indépendance et l’édification de l’État algérien moderne », ajoutant que le chef historique « était et demeure un symbole de la lutte algérienne pour l’indépendance et de l’histoire contemporaine ».

Le président français n’a pas manqué de réagir également à la triste nouvelle. François Hollande a affirmé dans un message envoyé à son homologue algérien que l’Algérie perd « l’une de ses grandes figures historiques, artisan de premier plan de son indépendance, et acteur engagé de la vie politique de l’Algérie ». « Hocine Aït Ahmed était une personnalité éminente, homme de principes et grand humaniste, profondément dévoué à son pays, auquel il a consacré sa vie », a-t-il ajouté. « Je vous saurai gré, Monsieur le Président, de bien vouloir transmettre à sa famille, ainsi qu’au peuple algérien, aujourd’hui en deuil, mes plus sincères condoléances et l’expression de ma profonde sympathie », a-t-il poursuivi, avant de conclure que « c’était un homme qui aimait son pays. Et vous lui avez rendu un hommage admirable »..

Les déclarations du président français interviennent après celles de son parti qui a salué, à travers son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, la mémoire de « ce militant socialiste qui avait été un des principaux dirigeants du FLN et un défenseur acharné du pluralisme démocratique dans son pays ». Le Parti Socialiste français a également indiqué  qu’Aït Ahmed « était le dernier d’une génération de fondateurs de l’Algérie indépendante, sincèrement attaché au développement de la démocratie et de la concorde civile. Il a représenté un courant important du socialisme démocratique au Maghreb ».

Massi Mansour