Pour éviter un mouvement de grève dès la reprise des cours le 03 janvier prochain, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tente la carte du dialogue. Le ministre, Abdelkader Hadjar a indiqué, lundi à Alger, que «la relation et les contacts avec le partenaire social n’ont jamais été interrompus, l’organisation d’une rencontre le 28 décembre en est la preuve».

Cette réunion s’inscrit dans le cadre des « rencontres périodiques programmées par son ministère », a-t-il dit. Elle sera suivie par d’autres «prévues en mars et en juin prochains » selon le programme tracé, a-t-il souligné, précisant qu’ «il n’y a aucune relation entre cette réunion et les mouvements de protestation», ajoutera Hadjar.

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a organisé, le 15 décembre dernier, une grève de trois jours pour réclamer notamment l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants universitaires. L’organisation syndicale réclame également «plus de considérations» de la part des responsables du secteur.

Une rencontre a déjà regroupé, le 17 décembre dernier, des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et ceux des représentants des enseignants, dont le CNES et d’autres organisations, notamment la fédération affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Mais aucune décision n’a été prise.

Essaïd Wakli