La majorité des communes algériennes sont pauvres. C’est un haut responsable du ministère de l’Intérieur qui le révèle ce mercredi.

62% des communes (958 communes) sont classées pauvres en 2015, contre 31% (480 communes) classées moyennes et 7% (103 communes) sont considérées comme riches, a reconnu à ce propos le directeur des finances locales à la Direction générale des collectivités locales de ce ministère, Azzedine Kerri. Dans une déclaration à l’APS, il indique que cette classification faite par son ministère est basée sur un ratio de richesse prenant en compte les ressources de la commune et sa population. L’une des caractéristiques principales de ces communes classées comme pauvres est qu’elles sont toutes de vocation agricole ou pastorale, assure le même responsable.

Selon plusieurs experts, la pauvreté de nos communes s’explique par le régime fiscal défavorable qui régit leurs finances. En effet, 58% des ressources communales fiscales proviennent de la seule TAP (Taxe sur l’activité professionnelle) et 35% de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), alors que les autres impôts ne représentent que 4% de la fiscalité locale. Et comme l’Algérie est un pays faiblement industrialisé et économiquement rentier, nos communes souffrent pour récolter ses fonds. En plus, 60 à 65% des ressources des communes sont composées de recettes fiscales locales, 20 à 30% de dotations budgétaires de l’Etat et 10% de ressources patrimoniales.

Notez cet article