L’économie nationale entame l’année 2016 avec un bilan peu reluisant. La balance commerciale a, en effet, enregistré un déficit de 12,626 milliards de dollars US et le Fonds de régulation des recettes s’amenuise inexorablement.

Ce déficit s’explique par une chute de 42,42% des recettes des exportations d’hydrocarbures dans une conjoncture fortement marquée par une tendance baissière des cours de pétrole sur le marché mondial. La valeur des exportations a enregistré une chute de 41,88% par rapport à l’année 2014, soit 34,37 milliards de dollars US sur la période allant de janvier à novembre 2015, contre 59,13 milliards enregistrés au cours de la même période de 2014.

Les importations se sont, quant à elles, établies à 46,99 milliards de dollars US durant les onze premiers mois de l’année, contre 53,68 milliards sur la même période de l’année écoulée, en baisse de 12,45%.

Ainsi, ce recul considérable des revenus pétroliers devrait se répercuter sur les finances du pays dans les mois prochains. Si les cours devaient se maintenir à un niveau aussi bas en 2016, les recettes pétrolières de l’Algérie pourraient tomber à «26,4 milliards de dollars US, contre 33,8 milliards à la clôture de l’année en  cours», selon les estimations du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa.

Pour contrecarrer les effets de ce déficit budgétaire, les autorités devront, dans les mois prochains, puiser dans le Fonds de régulation des recettes (FRR), le réduisant à une peau de chagrin.

Les réserves de change, dont une partie est placée en bons de trésor américains, ne sont pas en reste. Selon le ministre algérien des Finances, cette cagnotte devrait baisser jusqu’à 120 milliards de dollars US fin 2016, contre 179 milliards en décembre 2014.

Cela sera juste assez pour assurer la couverture de 23 mois d’importations.

Massi M.  

 

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