Les livreurs de lait subventionné ont décidé d’entrer, dès aujourd’hui, en grève pour réclamer la hausse de leur marges bénéficiaires pour amortir la hausse des prix des carburants. Ce mouvement de protestation risque de provoquer de forts remous, si jamais il venait à perdurer.

Cette grève est en relation avec la mise en application des mesures contenues dans la loi de finance 2016 relatives à la hausse des prix des carburants. Le renchérissement de ces derniers a, en effet, provoqué un rétrécissement des marges bénéficiaires des transporteurs et des livreurs de divers biens de consommation. C’est le cas notamment d’un grand nombre de transporteurs de voyageurs qui ont initié, dès hier et de manière anarchique, une hausse des tarifs.

Les autorités n’ont apparemment pas prévu ou ont sous-estimé ces conséquences, au vu des assurances qui n’ont cessé d’être lancées par plusieurs hauts responsables, dont notamment le ministre des finances, Abderahmane Benkhalfa. Celui-ci avait affirmé, à plusieurs reprises, que la hausse des carburants n’était pas assez importante pour provoquer un effet boule de neige sur les produits alimentaires, services et autres.

Notons que le gasoil, fortement utilisé par les transporteurs, est passé de 13,70 à 18,76 dinars, alors que le super et le sans-plomb se vendent, respectivement, à 31,02 et 31,42 dinars, alors que leurs anciens prix tournaient autour de 23 dinars.

D’autres hausses sont prévisibles dans les jours ou semaines à venir. C’est le cas de l’EGCTU qui envisage d’augmenter les tarifs des parkings à étage gérés par l’entreprise. Plusieurs activités libérales vont également connaître la même tendance.

Jusqu’à où iront ces hausses ? Les prochaines semaines nous le diront.

Elyas Nour 

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