Malgré un camouflet dans le dossier de la révision de la Constitution et une victoire en demi-teinte lors des élections sénatoriales, le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, ne veut pas s’estimer vaincu.

Lors d’une conférence de presse animée mercredi à Alger, le chef du FLN revendique une victoire au Conseil de la Nation. «Nous avons obtenu 27 sièges. Le FLN est sorti vainqueur dans 27 wilayas dont Alger, Batna, Sétif, Tamanerasset, Naâma, M’sila, Mascara, Bechar, Bouira, Adrar, Ghardaïa…», a-t-il dit. Pourtant, le Conseil constitutionnel n’a attribué à ce parti que…23 sièges.

«Notre parti enregistre une forte présence au sein du gouvernement avec 14 portefeuilles et le poste de premier ministre, une majorité relative dans la chambre basse du parlement dont nous avons la présidence, notre parti a la majorité dans les assemblées populaires de wilayas et les assemblées communales. En cette occasion, je voudrais féliciter le FLN, ses militants et les élus à l’issue des élections du 29 décembre, et je leur souhaite la réussite. On félicite les candidats qui n’ont pas été élus, les structures qui dirigent le parti, on félicite les services administratifs de l’État», s’est-il félicité.

L’homme qui a multiplié les sorties au sujet de la révision de la constitution, estime que les propositions de son parti sont prises en compte. Il cite l’exemple de l’officialisation de tamazight. Mais il n’a rien dit sur sa revendication d’instaurer «un Etat civil» ou encore sur le choix du premier ministre parmi la majorité parlementaire.

Par contre et contre toute attente, le secrétaire général du FLN s’est permis d’oser une critique sur un des articles contenus dans l’avant-projet de la révision constitutionnelle. Il s’agit de celui qui interdit les hautes fonctions de l’Etat, notamment la présidence, aux citoyens non détenteurs de la nationalité algérienne exclusive et non résidents en Algérie depuis au moins dix ans. « L’Algérie a traversé une période difficile qui a provoqué un départ massif de ses cadres et de ses compétences à l’étranger. Nous avons des cadres (binationaux) compétents dans plusieurs domaines (…) qui souhaitent participer au développement du pays. Cet article les empêche de le faire. Nous demandons son amendement », a-t-il notamment indiqué.

Essaïd Wakli

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