L'Arabie saoudite continue de perturber  la stabilité des prix du pétrole. Cette fois, ce sont essentiellement les tensions géopolitiques liées au conflit larvé entre la royaume wahhabite et l’Iran qui tirent les cours du baril vers le bas.  Cette situation impacte négativement les recettes pétrolières de l'Algérie qui se réduisent dangereusement.  

L'Arabie Saoudite vient de décider d'inonder le marché mondial pour provoquer un crash du cours du baril et nuire ainsi à son ennemi iranien. Dans ce contexte, le prix du baril continue son inexorable chute pour atteindre, mercredi 6 janvier, 34,23 dollars le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, soit une baisse de 6 % sur les marchés londoniens.

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Pour sa part, le West Texas Intermediate (WTI) américain a connu une chute importante sur les marchés new-yorkais terminant la séance à 33,97 dollars (- 5,56 %). Le baril d’or noir a perdu 70 % de sa valeur depuis le pic de juin 2014.

Outre les impératifs contenus dans la nouvelle stratégie de production pétrolière adoptée par l’Arabie saoudite visant notamment à mettre en échec l’industrie d’extraction du gaz et du pétrole de schiste, l’Arabie saoudite vise, cette fois, à porter atteinte à son ennemi juré dans la région: l’Iran.

Ainsi, les décisions de Riyad peuvent peser fortement en défaveur de Téhéran qui s'apprête à augmenter le niveau de son exportation pétrolière après la levée attendue des sanctions et ce, en réduisant les marges entre les coûts de production et les prix du baril.

Les pronostics des experts sont de plus en plus pessimistes. Ils prévoient des chutes pouvant descendre sous labarre psychologique des 30 dollars, mettant définitivement en danger les pays comme l’Algérie, dont la stabilité intérieure est liée à celle d’un marché pris de folie.

Massinissa Mansour