Il avait décroché une bourse universitaire pour aller étudier à Grenoble en France.  Il est devenu, plus tard, professeur des universités, docteur en physique nucléaire et physique des particules. Considéré comme une pointure internationale dans son domaine, l’Algérien, Madjid Boutemeur, rêve désormais de décrocher le prix Nobel de physique.

Il est l’un de ces génies algériens sujets de toutes les convoitises. Madjid Boutemeur est considéré comme une sommité pour sa vision avant-gardiste dans le domaine de la physique nucléaire, notamment la physique des particules.

Agé de 53 ans, cet éminent scientifique, auteur de 650 ouvrages majeurs, mène actuellement des recherches au Centre européen de recherche sur le nucléaire (CERN) en Suisse, dans lequel se trouve le grand collisionneur de hadrons (LHC) considéré comme le plus imposant et le plus puissant accélérateur de particules du monde.

En plus d’être une pointure dans son domaine, Madjid Boutemeur est ambitieux et cela transparaît clairement dans ses déclarations dans lesquelles il affirme qu’il va décrocher le prix Nobel de physique. Et ce ne sont pas là des paroles en l’air, car le professeur y croit dur comme fer.

Un parcours scolaire exemplaire et des études menées auprès des plus prestigieuses universités font de lui, aujourd’hui, un candidat sérieux à cette prestigieuse distinction. Fort d’une réputation internationale, ce natif du village d’Iwaquren, dans la commune de Raffou, à Bouira, a mené des recherches poussées au CERN en Europe, et à l’université de Yale aux États-Unis, où il a présenté en 1987, un travail qui a failli être retenu pour le prix Nobel.

Cet enfant du bled est détenteur d’un record du monde dans le domaine de la polarisation des spins dans les très basses températures. Convoité par les Allemands, il devient conseiller scientifique du gouvernement de Bavière en tant que spécialiste des questions d’énergie

Madjid Boutemeur est un autre génie algérien qui a choisi de voir ailleurs pour accomplir de grandes choses. Victimes d’un système qui produit et favorise la médiocrité, nombreux sont ces scientifiques qui ne doivent à l’Algérie que leurs origines. Ces « laissés pour compte » dans leur pays sont sollicités par les plus grandes écoles et centres de recherches mondiaux pour participer au développement et à l’enrichissement du capital scientifique de ces pays.

Massi Mansour