La situation des clubs professionnels algériens est des plus difficiles. C’est ce qu’a indiqué le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, aujourd’hui. Selon lui, 90% du budget des clubs dits professionnels sont consacrés à la masse salariale.

Ce qui est «inadmissible», a-t-il dit, puisqu’il ne reste plus grand-chose pour la formation. Malgré cela, et le fait que la quasi-totalité des clubs sont dans une situation de faillite, la masse salariale ne cesse d’augmenter d’année en année. Donnant quelques indications sur les salaires des joueurs professionnels algériens (Ligue 1 et 2), celui-ci dira que 40% d’entre eux perçoivent 1,2 millions de dinars et plus. Et la FAF n’a pas la prérogative de plafonner les salaires, affirme-t-il, comme le réclame certains observateurs et analystes.

Raouraoua a rappelé que les clubs professionnels sont des entreprises commerciales régies par les règlements liés à l’activité commerciale et du code du travail. Si la nécessité de plafonner les salaires des joueurs se fait sentir, c’est aux clubs de s’engager dans cette perspective.

Signalons que certains joueurs touchent des salaires de plus de 2,5 millions de dinars. Abdelmoumen Djabou, qui vient tous juste de signer son retour à l’ES Sétif, aura lui un salaire de près de cinq millions de dinars. Ceci au moment où le même club évoque des problèmes financiers. Une situation qui ne semble déranger personne, puisque aussi bien la FAF, qui a à sa disposition la DNCG (Direction de contrôle de gestion des clubs), que les autorités ne veulent réagir énergiquement pour mettre un terme à l’anarchie qui caractérise le football national.

Elyas Nour