Alors que la procédure de gré à gré est réservée à des situations particulières, le pouvoir vient d’en user, voire d’en abuser une nouvelle fois. Un des hommes d’affaires proches du clan présidentiel, à savoir Kouninef, a en effet bénéficié d’un contrat de ce type pour l’extension du métro d’Alger.

Selon le site TSA, le groupement, constitué de Kougc et du Français Colas Rail. Le marché est d’un montant de 12,263 milliards de dinars, soit près de 115 millions de dollars.

Le dernier Conseil des ministres a annoncé l’autorisation de l’extension du métro d’Alger sur 3,5 km. «Ce marché dont la conclusion a été autorisé par le Conseil des ministres, associe des entreprises algériennes et françaises retenues à la suite d’une consultation restreinte. Il porte sur la réalisation du système intégral pour l’extension du métro d’Alger, sur 3,6 km, entre Haï El Badr et Aïn Naâdja, pour un coût total de 12,263 milliards DA», avait indiqué le communiqué du Conseil des ministres.

Ce n’est pas le premier marché dont bénéficie la société de Reda Kouninef. En 2012, les autorités avaient attribué à Kougc le contrat d’installation du système intégral de la ligne de métro reliant Haï El Badr et El Harrach sur 9,5 km pour 110 millions de dollars. La ligne est actuellement en exploitation.

Kouninef, très discret, contrairement à Ali Haddad, est l’un des plus importants bailleurs de fonds des récentes compagnes électorales d’Abdelaziz Bouteflika. Il finance également les partis politiques qui gravitent autour du Président.

Essaïd Wakli