Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a assuré que 2016 sera l’année pendant laquelle toutes les demeures anarchiques et les bidonvilles seront définitivement rayés de la capitale, ce qui fera d’Alger la première ville africaine sans bidonvilles. Mais est-ce réellement réalisable?

Fier du bon déroulement des opérations de relogement dans la capitale, le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, vient d’annoncer que la 21ème opération de relogement à Alger sera lancée début février. Il a affirmé, samedi, lors de sa supervision de la troisième étape de la 20ème opération de relogement à Alger, que les préparatifs étaient en cours. Rassurant toutes les familles qui attendent de quitter leur habitations vétustes, le wali d’Alger a assuré, lors d’une conférence de presse, que l’opération de recasement de 1100 familles dans le cadre de la troisième étape de la 20ème opération de relogement à Alger était en cours.

Dans le cadre de cette opération, 2000 logements sociaux participatifs (LSP) seront distribués dans, au plus tard, deux semaines.  Mettant l’accent sur l’évolution de la distribution des logements dans le cadre du programme du président de la République visant l’éradication de l’habitat précaire, M. Zoukh a souligné que la prochaine opération atteindra 40.000 familles depuis le lancement de la première opération de relogement à Alger en juin 2014. Le nombre de logements distribués durant la même période, dans le cadre du programme LSP, a atteint 7000 unités, a-t-il ajouté.

Les habitants touchés par la 21ème opération de relogement sont, a annoncé Zoukh, ceux des communes de Bab el Oued, Belouizdad et Bouzarréah, en attendant le lancement d’un recensement général de ce qui reste des quartiers précaires dans la wilaya.

S’agissant du traitement du quota de 6000 logements sociaux confié aux communes et qui n’ont pas encore été distribuées, le wali a assuré qu’il ne débutera qu’après le règlement du dossier des quartiers précaires. Se voulant rassurant, M. Zoukh a demandé à tous les citoyens de faire preuve de patience car «tout le monde sera servi».

Pour ce qui est des recours des citoyens estimant avoir été abusivement exclus du programme de relogement et ayant des preuves à leur disposition, à savoir les habitants de la cité Remli à Gué de Constantine, le wali d’Alger a affirmé que les dossiers sont en cours de traitement.

Le même responsable a ajouté que les enquêtes sont menées contre les cas de fraude, rappelant que ses enquêtes ont révélé récemment qu’une famille de Baraki avait bénéficié de neuf logements.

Les déclarations rassurantes, voire triomphalistes, du wali d’Alger sont-elles à consommer aveuglément? Est-il raisonnable de croire béatement à ses promesses d’éradication de tous les bidonvilles de la capitale? Difficile de s’en convaincre quand on connaît les difficultés financières de notre pays,appelées d’ailleurs à s’accentuer.

Nourhane S.