Pour rendre l’université efficace, les participants aux assises d’évaluation du système LMD ont fait des recommandations pour le moins inhabituelles. On y lit par exemple que des Directeurs généraux d’entreprises économiques peuvent siéger dans les conseils d’administration des universités.

«Les acteurs du secteur économique nous reprochent souvent de ne  pas être assez ouverts et ils ont  peut-être raison. Mais qu’ils participent,  de leur côté, au rapprochement souhaité en définissant leurs besoins pour que  nous puissions mettre en place des formations adaptées», a indiqué, dans ce sens, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, repris par l’APS.

D’autres participants souhaitent également que certains acteurs du secteur économique soient autorisés à assurer des formations aux universités. De leur côté, les universitaires auront le droit de siéger au niveau des instances techniques et de délibération des entreprises et au niveau des  conseils d’administration. «Il est également important de changer le statut même de l’université»,  suggèrent les auteurs du texte de recommandations.

Une chose est certaine : «La relation, marquée encore par des insuffisances, entre l’université  et l’entreprise sera renforcée par des textes réglementaires, dans les plus  brefs délais, à travers la mise en place d’’un mécanisme visant à dynamiser une  coopération  nécessaire», a assuré le ministre de l’Enseignement supérieur.

Mis en oeuvre en 2004, le système LMD, destiné à rapprocher d’avantage l’université du monde du travail, a souvent été critiqué. Mais le ministre vient d’assurer que si des manquements existent, le système ne sera pas remis totalement en cause.

Essaïd Wakli