Les marchés pétroliers ont été marqués, ce jeudi 14 janvier, par le passage du prix du baril sous la barre des 30 dollars, anéantissant les espérances de plusieurs pays quant à une une hausse dans la foulée de la crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Le baril de Brent de la mer du Nord est passé sous la barre de 30 dollars, ce jeudi, conséquence d’une production américaine abondante. Le ministère américain de l’Energie a en effet fait part, cette semaine, de l’augmentation de la production américaine qui a bondi, en sept jours, de 20 000 baril.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février, prenait 12 cents à 30,60 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le Brent, référence européenne du brut, également pour livraison en février, cédait 41 cents à 29,90 dollars, restant sous le niveau du pétrole Américain.

Ces prix, qui persistent à suivre une courbe déclinante, constituent une véritable catastrophe pour l’économie nationale, totalement dépendante de marchés pétroliers de plus en plus capricieux. Le Fond de régulation des recettes (FRR), qui est en passe d’atteindre des limites alarmantes, devra servir de pâte à colmatage pour  combler des déficits budgétaires conséquents.

Le cabinet de cotation EY a indiqué dans une récente publication que l es cours « ne vont pas se remettre beaucoup cette année avec l’excès d’offre ». Le cabinet IG Markets à Singapour a pour sa part fait savoir à travers son analyste Bernard Aw, que les prix de pétrole « devraient se maintenir à de bas niveaux et ne se relèveraient pas de manière significative qu’au troisième trimestre 2017 » .

Il est à rappeler que les cours ont baissé de plus de 30% en 2015, et de près de 20% supplémentaires depuis le début de l’année, sous l’effet de l’offre excessive couplée à une demande morose. Les experts redoutent également un effondrement avec la mise sur le marché du pétrole iranien.

Massinissa M.

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