Malgré la rareté des précipitations durant plusieurs mois, les spécialistes refusent de parler de sécheresse. D’autant plus que les pluies et les neiges ont refait leur apparition en ce mois de janvier. C’est ce que pense, par exemple, Houria Benrekta, prévisionniste à l’Office national de la météorologie.

«Déclarer un état de sécheresse est très délicat», a-t-elle souligné, lors d’une intervention au forum du journal El Moudjahid, précisant que les paramètres de désignation de cet état sont définis «par régions», eu  égard à la «variabilité» de la pluie et à la position géographique de la dépression climatique.

Selon la spécialiste, les précipitations cumulées ces derniers jours, permettent d’évoquer un «déblocage progressif» du déficit pluviométrique, faisant remarquer que «c’est généralement l’ouest du pays qui est pénalisé par la défaillance en pluviométrie».

De son coté, le ministre des Ressources en eau, Abdelwahab Nouri, a déclaré à Alger, que le taux de remplissage des barrages est «satisfaisant». Il estime que le niveau actuel des barrages est de 70% et n’est pas encore venu le temps des inquiétudes. «En général, les apports interviennent entre janvier et mars. Ce n’est qu’après cette période, marquant la fin de l’hiver, que nous pourrions évaluer avec précision la situation», a déclaré le ministre.

L’Union nationale des paysans algériens (UNPA) devait déclarer l’état de sécheresse naturelle à partir du 15 janvier dernier. Mais les pluies et les neiges ont quelque peu atténué l’inquiétude des agriculteurs.

Essaïd Wakli

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