3 952 personnes ont succombé à des accidents de la circulation entre janvier et octobre 2015. Ces chiffres interpellent, plus que jamais, les pouvoirs publics qui n’ont pas réussi jusque-là à trouver les solutions idoines à mêmes de mettre fin à cette hécatombe.

Tout le monde est néanmoins unanime sur un point: le «facteur humain» est la principale cause de ce génocide routier. La DGSN indique, par la voix de Naït El-Hocine Ahmed, sous directeur de la prévention routière et de la circulation, que les auto-écoles ont une grande part de responsabilité concernant cette catastrophe routière et doivent adapter leurs cycles de formation pour que les nouveaux conducteurs puissent avoir une parfaite maîtrise de la conduite dans toutes les situations et faire en sorte de diminuer l’impact du facteur humain.

Cependant, les auto-écoles dénoncent un manque de moyens flagrant. Il n’existe, selon elles, pas plus d’une dizaine de circuits pour les 540 auto-écoles exerçant dans la seule wilaya d’Alger. Ces dernières dénoncent également un comportement irresponsable de la part des candidats qui développent un tout autre comportement après avoir décroché leur permis de conduire.

Plusieurs irrégularités, mainte fois dénoncées, caractérisent les processus d’apprentissage. Le problème des circuits fermés improvisés est l’un d’entre eux.

Ainsi, le manque de professionnalisme et un certain mercantilisme conjugué à un manque de civisme de la part des candidats à la conduite qui conduisent chaque année à d’innombrables pertes humaines et matérielles.