Comment en finir avec le parti de la décadence, et ses relais médiatiques nuisibles ? Apparemment les milliers de victimes de la décennie noire n’ont pas suffi aux adeptes de Abassi Madani de prendre conscience de l’ampleur du mal qu’ils ont infligé aux Algériens et à l’Algérie. Le combat s’annonce vraisemblablement de longue haleine car Abassi Madani et la formation qu’il dirige à partir de son exile doré au Qatar espèrent toujours reconquérir la scène politique nationale.  Certains de ses lieutenants tablent même sur l’idée de changer de Logo, pour pouvoir réinvestir une scène mise à mal par 4 mandats d’une présidence Bouteflikienne essoufflée.

Décidément, les stratèges du FIS et à leur tête leur chef de file Abassi Madani n’ont semble-t-il pas compris que la déchirure qu’ils ont provoqué dans l’âme du peuple Algérien est très profond. La plaie n’est toujours pas cicatrisée, elle est toujours là pour rafraîchir les mémoires. Les horreurs et d’atrocités perpétrées par la branche Djihadiste affiliée au FIS dissout ont provoqué des blessures gravées a jamais dans la mémoire collective des Algériens.

En tout état de cause, Abbassi Madani est apparu dans sa récente intervention sur « sa chaîne » de télévision Al Magharibia TV.  un média acquis à l’idéologie Islamo-Salafiste, financé par l’Emirat du Qatar, comme quelqu’un dont le logiciel est complètement déconnecté de la réalité, en raison de l’enchaînement d’absurdités et de propos incohérents qu’il a tenu lors de cette apparition télévisée, et dans laquelle il a justement surpris tout le monde en tenant à rejeter tout lien entre sa formation et l’armée Islamique du Salut (AIS  alors que la littérature de l’AIS à l’époque montre clairement que l’organisation s’affichait ouvertement comme la branche armée du parti du vieux leader de l’ex FIS.

Dans cette intervention fleuve, Abassi disait la chose et son contraire : d’un côté; il insistait sur le fait que l’action armée n’a jamais été inscrite dans l’agenda du parti dissout, même après l’annulation du processus électoral et de l’autre côté, le vieux leader accepte d’intervenir pour appeler les groupes armés à déposer les armes en vue de mettre fin à l’effusion de sang.  Très difficile de suivre le raisonnement du cheikh très affaibli politiquement, et cloîtré  depuis belle lurette derrière les murs de son Palace Qatari.

Ce qu’il faut aussi retenir du dernier rebondissement de l’ex leader du FIS, c’est, sans doute, sa détermination à vouloir occulter le rôle de son parti dans la tragédie qui s’est abattue sur le pays durant les années 90, et la responsabilité du FIS dans les grandes convulsions qui avaient bouleversé la scène politique Algérienne, à travers notamment un discours politique caractérisé par son extrême violence.  Un discours totalement discrédité aujourd’hui, non seulement en Algérie mais à travers les quatre coins du globe.  La communauté Internationale, faut-il le rappeler, est entièrement mobilisée pour freiner le cas échéant la déferlante des mouvements Islamistes extrémistes qui ont enfanté des organisations terroristes comme Al Qaïda, Boko Haram et Daech pour ne citer que celles-là.  Il est donc essentiel pour tout un chacun de s’impliquer dans cette stratégie global afin de protéger l’humanité des dérives de cette mouvance qui continue à poser un réel risque à la stabilité et à la sécurité mondiale.

S.L.S de Londres