Un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été mortellement poignardé, lundi en fin de soirée, à la place du 1er-Mai, à Alger. Le meurtrier présumé, âgé de 31 ans, n’est en fait qu’un voisin. Selon des témoignages recueillis, mardi sur place, les deux jeunes hommes se sont bagarrés la veille. Le lendemain, le tueur présumé, actuellement entre les mains de la police, plante un couteau dans le corps de la victime qui s’écroule. Elle décèdera dans les bras de son oncle maternel, accouru à son secours.

Alors que des riverains indiquent que le suspect est «un repris de justice» et un délinquant, des sources policières démentent l’information. «Les deux jeunes ne sont pas fichés par nos services. Le meurtre n’a rien à avoir avec la drogue», indique un haut gradé de la police algéroise. Ce dernier indique que les deux jeunes se sont bagarrés à cause d’un mot déplacé que la victime aurait proféré la veille.

Ce meurtre est le troisième que connaît la capitale en quelques jours. Un jeune habitant à Ain-Benian a été également mortellement poignardé. Des sources locales font le lien entre le meurtre et le commerce de la drogue.

La semaine dernière, c’était au tour d’un autre jeune, âgé lui-aussi d’une vingtaine d’années, de perdre la vie dans le quartier populaire de Belouizdad, au centre d’Alger. Les motifs du meurtre ne sont pas connus. Mais il est évident que le commerce de la drogue et la lutte autour du contrôle de parkings sauvages sont souvent la source de vives tensions entre jeunes. Cela se passe parfois dans l’indifférence des autorités, notamment de la police, qui n’intervient qu’après les drames.

Essaïd Wakli