Trois syndicats autonomes, à savoir le Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (SNATEG), le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) et le Syndicat autonome des travailleurs de la poste (SNAP), affirment subir des pressions insoutenables de la part du gouvernement.

Dans une requête adressée au Bureau international du Travail (BIT), les trois syndicats ont dénoncé des dérives commises à leurs encontre, accusant, en sus, le ministère du Travail de rester muet face à leurs nombreuses plaintes pour la protection des syndicalistes et la mise en œuvre de la convention internationale concernant la protection des délégués syndicaux. Ils ont également dénoncé des poursuites judiciaires arbitraires non conformes aux lois internationales, notamment celles concernant l’accord n°135 portant protection des droits syndicaux.

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La requête adressée au BIT comporte des exemples concrets, à l’instar du cas de trois délégués du SNATEG condamnés récemment à de fortes amendes du fait de leurs activités syndicales.

Les syndicats accusent également le gouvernement d’avoir violé explicitement la charte de l’organisation internationale du travail (OIT). « L’Etat a explicitement fait fi des recommandations du comité d’experts de l’OIT qui avaient recommandé à l’Algérie, lors de la session de juin 2015, de réintégrer tous les travailleurs licenciés en application de la convention n° 87 relative au droit syndical », indiquent-ils, en appelant le BIT à intervenir rapidement et avec vigueur en vue de faire respecter la dite charte.

Massi M.