Un grave dysfonctionnement a été relevé au sein de l’Établissement public hospitalier (EPH) Mohamed Boudiaf de Bouira, où les citoyens dénoncent, depuis deux ans, la fermeture du service de radiologie à cause de l’absence de personnel qualifié.

Le directeur de cette structure hospitalière affirme que le service en question est doté depuis 2012, de tout l’appareillage nécessaire à un service de radiologie, mais ce dernier reste boudé par les spécialistes qui refusent d’être affectés à cet hôpital.

Ainsi un service vital comme l’est celui de la radiologie dans un établissement hospitalier reste totalement paralysé à cause des caprices de deux radiologues qui ont émis des recours pour contester leur affectation par le ministère de tutelle à l’hôpital de Bouira.

Le directeur de l’établissement déplore cet état de fait et indique que « ces deux radiologues ne se sont jamais rendus dans cet hôpital, dont le service de radiologie est, donc, demeuré fermé ».

Outrés par cette attitude irresponsable, les citoyens de Bouira affirment que « Ce n’est pas normal qu’un hôpital du chef-lieu de wilaya ne dispose pas de radiologues ! », ces derniers se voient obligés de se diriger vers des établissements de santé privés, alors que l’ EPH de Bouira dispose de tous les moyens nécessaires pour fournir ces prestations.

Les problèmes liés au manque de moyens et aux carences en matière de personnel spécialisé sont récurant en Algérie. Les citoyens ont développé à ce sujet une perception très pessimiste de l’évolution du système de santé provoqué par un manque palpable de médecins et une mauvaise répartition sur le territoire. L’exemple de l’hôpital de Bouira en est une parfaite illustration.

On rencontre, tous les jours, dans les hôpitaux publics ou privés de la capitale des patients venus du Sud, des Hauts Plateaux et des autres régions reculées de l’Algérie pour consulter, ou parfois juste pour prendre des rendez-vous, une aberration en 2016, où des patients parcourent des centaines, voire des milliers de kilomètres, pour faire une simple radio.

Ces difficultés poussent quelques fois les patients à désespérer et à abandonner leurs soins par lassitude.

Massinissa Mansour

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