Le général à la retraite, Khaled Nezzar, et ancien ministre de la Défense nationale au cours des tragiques événements des années 90, a jeté un véritable pavé dans la mare en affirmant ce samedi soir lors d’une conférence de presse animée dans son domicile familial qu’il est « prêt à affronter la justice » au sujet du douloureux dossier des disparus et crimes de la décennie noire.

« En tant que militaire, je suis prêt à rendre des comptes. Je respecte la peine des mères de ces disparus, mais je peux vous assurer que beaucoup d’entre-eux ont rejoint les maquis terroristes sans informer leurs familles et leurs proches », certifient celui qui fut l’un des artisans de l’interruption du processus électoral en 1992. Khaled Nezzar a même indiqué que le bilan des victimes de la sanglante décennie des années 90 n’a jamais dépassé les 50 mille morts.

S’agissant de ses relations avec le défunt Hocine Aït Ahmed, Khaled Nezzar campe sur ses positions et affirme qu’il n’a jamais proposé le poste de Président au vieil opposant en 1994. Concernant la vidéo dans laquelle Hocine Aït Ahmed apporte le témoignage qui contredit catégoriquement cette version des faits, Khaled Nezzar fait remarquer qu’il s’agit d’un « montage » et accuse les partisans du « qui tue qui » d’être derrière la diffusion de cet extrait vidéo.