C’est devenu une fâcheuse habitude: à chaque venue d’un chef d’Etat dans notre pays, les axes routiers de la capitale  sont frappés de paralysie. Celle de la présidente de Malte n’a pas dérogé à la règle.

Dans nos murs depuis mardi, chacun de ses déplacements provoque d’inextricables embouteillages, notamment au niveau de la rocade reliant Zéralda à la banlieue est d’Alger.

Ce jeudi matin encore, la visite de la chef d’Etat maltais au foyer pour personnes âgées de Dély Brahim a engendré une congestion sans précédent de la circulation. Les automobilistes ont dû patienter pendant des heures pour rejoindre qui son travail, qui une structure sanitaire pour recevoir des soins, qui l’établissement scolaire de ses enfants.

Jusqu’à quand la population algéroise devra-t-elle subir cette situation absurde? C’est la question qui revient tel un leitmotiv dans l’esprit des « otages » de la route. N’y a-t-il pas d’autres alternatives pour les déplacements des personnalités hôtes de l’Algérie? Ne serait-il pas plus judicieux d’utiliser des hélicoptères?

En tout cas, la nécessité de trouver une solution devient urgente. Il s’agit de ne pas nourrir l’absentéisme au travail déjà endémique ou de mettre en danger la vie de nombreux malades. Il s’agit surtout de témoigner un tant soit peu de respect à l’égard des citoyens. D’autant plus que ces derniers ne sont pas toujours convaincus de l’utilité de certaines visites officielles, destinées juste à donner une image de fréquentabilité au pouvoir. Car, franchement, en quoi la décoration d’Abdelaziz Bouteflika de l’ordre national de Malte pourrait intéresser l’Algérien lambda, en ces temps d’incertitudes politiques et économiques?

R. Ikhen.

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