Projet de révision constitutionnelle / Des associations d’Algériens établis en France exigent l’annulation de l’article 51

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Finalement, excepté les clientèles du régime, le rejet du projet de révision constitutionnelle est unanime. De nombreuses associations d’Algériens établis en France sont, ainsi, montées au créneau pour dénoncer les dispositions de l’article 51 du projet  de révision de la constitution qu’elle estiment discriminatoire.

 Au-delà de l’injustice ressentie, ces associations se sont interrogés, dans un manifeste rendu public aujourd’hui, sur les contradictions contenues dans plusieurs articles du projet de révision constitutionnelle.

Le manifeste énonce plusieurs exemples dispositions en contradiction flagrante avec les dispositions de l’article 51, à l’instar de  l’article 24 bis qui stipule que « l’État œuvre à la protection des droits et des intérêts des citoyens à l’étranger dans le respect du droit international, […]. L’État veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine. »

Il est également question de l’article 29 et de l’article 31 stipulant, pour le premier, que «les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale» et pour le second, que «les institutions ont pour finalité d’assurer l’égalité en droits et devoirs de tous les citoyens et citoyennes en supprimant les obstacles qui entravent l’épanouissement de la personne humaine et empêchent la participation effective de tous, à la vie politique, économique, sociale et culturelle […]».

Après énumération de ces anomalies, les associations d’Algériens établis en France ont réitéré la dénonciation «de ce projet de révision constitutionnelle, excluant une partie de ses citoyens, excluant une partie de ses richesses, excluant une partie de ses compétences, en somme, excluant une partie de son peuple». Elles demandent l’annulation pure et simple de l’article 51 ainsi que tous les autres articles similaires, qui sont «anti constitutionnels, discriminatoires et injustes».

Massinissa M.