uAprès Ahmed Ouyahia, chef de cabinet de la Présidence de la République, c’est au tour d’un Conseiller d’Abdelaziz Bouteflika, en l’occurrence Kamel Rezag Bara, de monter au créneau pour défendre l’article 51 relatif aux restrictions limitant l’accès des binationaux aux hautes fonctions de l’Etat.

Selon ce conseiller, un décret définissant les hautes fonctions de l’Etat sera publié prochainement. Il s’agirait, d’après le même interlocuteur, d’une dizaine ou quinzaine de fonctions comme le poste de gouverneur de la Banque d’Algérie, de directeur général de la sûreté national (DGSN) ou encore de président de la Cour Suprême. Ces hautes fonctions de l’Etat, et d’autres encore, ne seront pas occupées par des personnalités n’ayant pas exclusivement la nationalité algérienne.

Il faut rappeler que cet article a soulève un tollé général depuis le 5 janvier dernier, date à laquelle la mouture de la nouvelle constitution a été rendue publique. L’article en question ne fait pas l’unanimité même au sein de la classe politique fidèle au « pouvoir ». C’est le cas notamment du FLN qui a exprimé son désaccord avec l’article 51. Néanmoins, il est fort à parier que ce texte de loi passera tel quel. La servilité des députés du FLN n’est plus à prouver.

Elyas Nour 

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