Selon le dernier rapport du Conseil national économique et social (Cnes) portant sur le thème «Quelle place pour les jeunes dans la perspective du développement humain durable ?», les jeunes algériens ont confiance dans les institutions religieuses et l’armée et se méfient des instances élues et des partis politiques.

Le rapport, qui a été présenté, hier lundi, par le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed-Seghir Babès, en présence notamment de la coordinatrice résidente du système des Nations unies, Cristina Amaral, de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar, souligne que la tendance actuelle des jeunes est de faire confiance aux institutions religieuses, à l’armée et à la police. Ils rejettent, par contre, les partis politiques et les instances élues.

Cette tendance est induite, selon les rédacteurs du rapport, par « le sentiment de méfiance induit par les effets négatifs de la période extrêmement difficile que l’Algérie a eu à vivre dans les années 90 ».

Ainsi, d’après le rapport, « après les institutions religieuses, ce sont l’armée et la police qui gagnent la confiance des jeunes, alors que tout ce qui est organisation de la société civile, instances élues et partis politiques semblent les rebuter ».

Pour inverser cette tendance qui se traduit, entre autres, par «la désaffection des jeunes algériens des organisations de la société civile et politique », il est plus qu’urgent, selon les rédacteurs du rapport, que les décideurs soient à l’écoute de la jeunesse en commençant, dans un premier temps, par renforcer leur participation économique et sociale. Les experts ont, par ailleurs, recommandé, des investissements efficients dans l’enseignement, la formation et la santé pour lutter contre les comportements à risque.

Nourhane S.

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