Les taux de chômage ont atteint des proportions inquiétantes ces dernières années. Ses plus grandes victimes sont incontestablement les diplômés, autrement dit les élites du pays. Les pouvoir publics affirment que des solutions sont en train d’être mises en place.  

Les données publiées par l’Office national des statistiques (ONS) au titre de l’année 2015, confirment cette tendance inquiétante malgré un recul constaté en la matière. «L’évolution du taux de chômage selon le diplôme entre 2014 et 2015 passe de 16,4% à 14,1%», affirme ainsi l’ONS. Ces données semblent certes encourageantes sans pour autant être satisfaisantes. A noter toutefois que les chiffres fournis par l’office suscitent souvent des réserves, tant ils seraient instrumentalisés par le gouvernement pour polir son image.

De l’avis de Chems Eddine Chitour, membre de la « taske force » agissant autour du Premier ministre, il y aurait une inadéquation entre le marché du travail et l’université. À ce sujet il suggère la mise en place de nouveaux programmes, de nouvelles filières et faire en sorte que celles-ci répondent aux besoins du marché du travail. Le but est de s’émanciper du modèle classique engendrant des diplômés disposant d’une formation théorique inadéquate avec les impératifs du marché.

À ce sujet, le professeur Chitour évoque un concept novateur celui de «l’ANSEJ de l’intelligence», en allusion à la nécessaire prise en charge de cette élite reléguée au second plan.

Massi. M 

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