A quelques heures de l’adoption de la nouvelle constitution, Ali Benflis promet de frapper fort. L’ancien premier ministre va rendre public, mardi, un «livre blanc sur le coup d’Etat constitutionnel du 7 février». C’est ce qu’indique, samedi, un communiqué de son parti, Talaïa El Houriat.

«Le bureau politique a fait sienne l’initiative du président du parti relative à un livre blanc sur le coup de force constitutionnel du 7 février 2016, qui sera porté à la connaissance de l’opinion publique nationale le 9 février 2016, à l’effet de l’informer des dépassement, des dérives et des desseins inavoués de cette révision constitutionnelle », indique le communiqué.

Cela est parti d’un constat, écrit le parti de Benflis : la Constitution qui va être révisée sera celle d’un système est non du pays. «La Constitution révisée est celle d’un régime politique finissant ; elle n’est pas celle de l’Etat démocratique que l’Algérie attend et à laquelle le peuple algérien aspire. La constitution de la République que le pays attend sera l’œuvre d’autorités et d’institutions légitimes et représentatives dans le cadre d’une transition démocratique dont le but sera d’assurer le passage consensuel, ordonné et apaisé d’un personnel en bout de parcours  à un Etat de droit bâti conformément aux normes universelles reconnues et admises».

Plus, le communiqué, qui dénonce une nouvelle fois des «forces extraconstitutionnelles» qui se seraient emparées du pouvoir, estime que la constitution que présente le pouvoir est une «vaine tentative à régler les seuls problèmes du régime politique en place et non de ceux du pays».

Essaïd Wakli

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