Les autorités algériennes viennent de réagir à la volonté de certains constructeurs automobiles qui envisagent d’accroître le nombre de leurs représentants en Algérie afin de bénéficier d’un plus grand quota dans le cadre de la mise en application de la licence d’importation. Une fin de non recevoir leur a été signifié.

Selon un responsable du ministère du Commerce, membre du comité permanent chargé de la délivrance de ces licences, cité par l’agence APS, «un nouveau concessionnaire qui n’a pas un courant d’échanges traditionnels, puisqu’il n’exerçait pas cette activité durant ces toutes dernières années, n’aura pas droit à un quota». En d’autres termes, un nouveau concessionnaire n’aura pas le droit d’importer des véhicules.

Pour les autorités algériennes, le marché est définitivement fermé. Le patron de Hyundai Algérie, Omar Rebrab, avait récemment déclaré que dans le cas où la maison mère décide d’opter pour un second représentant, Cevital mettrait un terme à son partenariat avec la firme coréenne. Pour dire que certains constructeurs ont exprimé des velléités de multiplier leurs représentants en Algérie. Et ceci est vraisemblablement destiné à contourner le dispositif des licences d’importation.

A noter par ailleurs que ce même responsable a indiqué que le ministère du Commerce délivrera les quotas pour les concessionnaires en fonction de leurs parts de marché au cours des trois dernières années. «Nous prendrons en considération le courant d’échanges traditionnels du concessionnaire, c’est-à-dire que nous allons répartir les quotas sur la base de la part de marché de chaque concessionnaire sur les trois dernières années. C’est un système qui sauvegardera quelque peu les quotas de chaque concessionnaire», a-t-il déclaré.

A noter en outre que le contingent global des véhicules à importer durant l’exercice 2016, est de 152 000 unités. En 2015, 265.523 unités ont été importées pour 3,14 milliards de dollars. Le chiffre d’affaire des concessionnaires va de ce fait inéluctablement baisser.

Elyas Nour