En marge de sa visite de travail à Dubaï, qui s’inscrit dans le cadre de la 4ème session du Sommet mondial des gouvernements, le Premier ministre Abdelmalek Sellal est allé à la rencontre des hommes et femmes d’affaires algériens établis aux Émirats Arabes Unis afin de les convaincre d’investir en Algérie.

Le Premier ministre a interpellé ces chefs d’entreprises émigrés, leur disant que «l’Algérie avait besoin de l’expérience de ses enfants établis à l’étranger», pour que l’expertise de ces derniers puisse être profitable à leur patrie actuellement confrontée à une crise qui durera probablement plusieurs années. Sellal a présenté moult arguments pour séduire cette élite économique en affirmant que « l’Algérie ne fait plus de distinction entre les secteurs économiques privé et public ».

Le numéro un du gouvernement compte sur ces Algériens qui ont investi aux Émirats et ailleurs pour donner un coup de fouet à une économie algérienne moribonde, afin de la «réorienter vers la création de la richesse dans des secteurs clés capables d’apporter une valeur ajoutée dans l’industrie, l’économie numérique, l’agriculture et autres».

En somme, le gouvernement dit à ces Algériens établis à l’étranger que l’Algérie à besoin de leur argent. Ils peuvent investir dans leur pays, ils peuvent s’enrichir dans leur pays, mais ils ne peuvent en aucun cas participer à la vie politique en accédant à de hautes fonctions, celles-ci étant désormais verrouillées par la constitution.

Massi Mansour     

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