Le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) vient de publier un ouvrage consacré au phénomène de la fuite des cerveaux. Cet ouvrage, conjointement élaboré avec l’Organisation internationale de travail (OIT), tente d’établir un diagnostic du problème afin de dégager des solutions à même d’y remédier.   

Sous l’intitulé « De la fuite des cerveaux à la mobilité des compétences? (une vision du Maghreb) », cette publication part du principe que le phénomène s’inscrit dans le prolongement du pillage des ressources et des compétences des pays africains par certaines puissances mondiales.  Ces personnes très qualifiées préfèrent aller voir ailleurs car leurs pays d’origine ne peuvent leurs offrir les conditions nécessaires à leurs épanouissements.

Les pays comme l’Algérie exercent un pouvoir d’attraction très réduit sur ces élites. Le choix est vite fait, ces dernières sont séduites par les conditions attrayantes proposées par les pays développés avides de compétences. Cette situation est assimilée par l’ouvrage à une « lutte entre forces inégales pour la matière grise ».

L’ouvrage démontre clairement que l’environnement social, l’environnement professionnel marqué par des conditions de travail difficiles ainsi que les difficultés administratives sont autant de facteurs poussant ces «cerveaux» à fuir leurs pays pour s’établir dans d’autres qui les estiment à leur juste valeur.

Pour remédier à cette situation défavorable aux pays d’origine, les auteurs de la publication « invitent à l’organisation de la circulation des compétences dans l’intérêt du pays d’origine, du pays d’accueil et surtout dans l’intérêt du migrant comme un acteur social à part entière ».

Massi Mansour

Notez cet article