Le RCD fête ses 27 ans/ Démission collective à la section d’Aghribs

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Rien ne va plus au RCD. Alors que le parti célèbre sa 27ème année d’existence, 44 militants de la section d’Aghribs, à Tizi-Ouzou, commune de naissance de Saïd Sadi, ont décidé de démissionner collectivement.

Dans une déclaration adressée à la presse, ces militants dénoncent “la gestion catastrophique et antidémocratique” ainsi que l’état de déliquescence et de “délinquance politique dans lequel se débat le parti, réduit à un club d’amis, voire à un registre de commerce au profit d’un seul homme”, référence faite à Saïd Sadi, l’ancien président du parti.

Les reproches de ces militants envers la direction du parti ne s’arrêtent pas là. Ils mettent en cause “les dysfonctionnements internes, marqués par des purges arbitraires successives, ayant fini par vider le parti de ses compétences et privilégiant la promotion de la médiocrité, la violation récurrente des textes régissant le fonctionnement du parti, le mépris envers les militants sincères et la promotion des étrangers (qui ont déjà trahi le Rassemblement) à des postes de responsabilité locale et régionale”.

La cause principale et directe de cette nouvelle levée de boucliers –qui succède à une autre de 56 militants- est l’implantation, dans la commune d’Aghribs, d’un Centre d’enfouissement technique (CET) que rejette la population. “La direction du parti s’est systématiquement alignée du côté de l’administration au détriment de la population qui, elle, rejetait dans sa majorité le projet d’implantation du CET”, lit-on dans le document. Il ajoutera qu’au lieu de “participer à l’apaisement et à l’encouragement du débat initié par le collectif des citoyens d’Aghribs”, la direction “a excellé dans la manipulation, l’invective, la menace et la propagation de la haine au sein de la population”. Les démissionnaires accusent la direction du parti d’exercer des méthodes de”terreur” contre les militants.

Au niveau du parti, on minimise l’affaire et les responsables locaux estiment que les signataires ne sont pas forcément “des militants”.

Essaïd Wakli