Il y a quelques mois, les autorités se targuaient d’avoir éradiqué plus de la moitié des marchés informels du pays. Aujourd’hui, le ministère du Commerce indique qu’au moins 200 de ces marchés ont réapparu.

Au niveau de la capitale, ce sont pas moins de 65 marchés qui ont repris de l’activité l’année écoulée. Les autres wilayas à connaître la même prolifération est Oran, avec 32 sites, Relizane (15), Bouira (14) et Tébessa (13), a indiqué à l’APS un responsable de la direction générale de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du Commerce.

Toujours selon ce même département, «73% des marchés informels existants ont été éradiqués, soit un millier de marchés sur les 1.368 sites recensés à l’échelle nationale. Durant la seule année 2015, au moins 127 marchés avaient été éradiqués». En d’autres termes, le nombre de marchés informels qui ont ressuscité en 2015 (200) est plus important que celui des sites éradiqués (127).

Le même responsable tente d’expliquer les raisons du retour en force de ces marchés par le fait que la mise en place d’infrastructures légales connaît un ralentissement. Rappelons qu’au lancement de l’opération de l’éradication des marchés informels, en 2012, le gouvernement avait mobilisé 14 milliards de dinars pour ce faire.

Les choses pourraient se compliquer d’avantage maintenant que les autorités ont carrément gelé des centaines de projet de réalisation de marchés, indique-t-on encore de même source. Le commerce informel a de beaux jours devant lui.

Elyas Nour