Les responsables politiques algériens poursuivent les discussions avec plusieurs pays producteurs de pétrole afin d’aboutir à un accord à même de stabiliser les fluctuations que connaît le marché depuis 2014, et surtout d’œuvrer pour une baisse de la production.

L’ultime but de ces démarches, qui durent déjà depuis un certain temps, est de «dégager un consensus entre les pays producteurs afin de réduire leur production», indique le ministre de l’Énergie, Salah Khebri, qui précise que ces prises de contact concernent également des pays hors OPEP, à l’instar de la Russie.

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L’Algérie reproche à l’OPEP son immobilisme qui a eu pour conséquence un effondrement des prix. «C’est en 2014 que l’organisation aurait dû réagir», affirme Salah Khebri, avant de brandir la menace du boycott de la prochaine réunion de l’OPEP, si un accord préalable sur une baisse de la production n’est pas conclu.

«L’OPEP perd du terrain. Ses parts de marché sont passées de 44% dans les années 90, à 31% actuellement, d’où l’importance que de grands pays producteurs non-OPEP adhèrent à cette démarche de réduction de la production», souligne le ministre de l’Énergie.

Massi Mansour